L’ombre du Mordor

Un anneau pour dans les ténèbres les lier...

Donc nouvelle chronique de jeu, encore une fois vous l'aurez compris ce n'est pas forcement le dernier jeu sorti à la mode (genre Ghost recon trucmuche...) mais c'est une chronique pour vous qui peut-être ne savez pas à quoi jouer en ce moment et qui avez loupé un petit chef d'œuvre, allez savoir.

Si vous suivez un peu l'actualité vidéo ludique du moment alors vous avez dû entendre parler de la dernière sortie de chez Ubi, Ghost Recon Wiiiillllldlands dont la béta ne m'a pas du tout convaincu, de Mass Effect Andromeda (rahhhhhh  on l'attends comme des fous celui là - Edit : vu les critiques et l'aspect général du titre on va attendre au moins 3 patchs....) et enfin de "La Terre du Milieu, L'ombre de la Guerre", suite des aventures de Talion et du Spectre de l'Ombre du Mordor.

Et je vous le dis chers ami(e)s gamers et gameuses, ça s'annonce comme un truc de malade et ce serra dans les bacs cet été. Donc si vous n'aimez pas l'espace et le space opéra épique et que donc vous n'allez pas jouer à Mass Effect Andromeda de suite (c'est une erreur selon moi, mais bon.. Edit : vous avez raison) alors procurez vous, pour pas cher désormais, l'édition gold de l'Ombre du Mordor histoire de ne pas être complètement paumé cet été et de pouvoir vous la péter comme il se doit !

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Donc c'est quoi c'est quoi cette histoire ?

Ne soyez donc pas si impatients allez hop,  reprenons par le début bande de Hobbits dévergondés…

Il était une fois un jeu vidéo qui sans faire grand bruit vint prendre sa place et fracasser un peu les grandes licences qui pensaient régner en maîtres sur l'espace des consoles next gen…

L'ombre du Mordor est un chef d'œuvre du gameplay. Pas un chef d'œuvre des décors, ni même un chef d'œuvre du scénario, quoique ce dernier soit très intéressant, non mais un chef d'œuvre dans ce qu'il apporte au joueur de plaisir à manipuler un personnage à l'écran, à le contrôler sans jamais faillir, à le rendre attachant et au final sans faire de bruit, comme un rôdeur, à le faire devenir une légende. Car Talion deviendra une légende. A l'heure où tout est sacrifié sur l'hôtel du casual gaming, nous retrouvons le plaisir de devoir rester sur la brèche lors des combats, de chercher le meilleur angle d'infiltration possible, bref le plaisir de jouer.

Monolith Studio réalise ici un titre quasi parfait en action/aventure et inaugure un système de jeu qui sera repris par d'autres à n'en pas douter.

Mais, mais de quoi ça parle exactement ce jeu ? Et bien mon ami nain, ça cause du temps où les Terres du Milieu voient le réveil de celui dont on ne prononce pas le nom et qui tranquillement recompose son armée, une armée d'orcs, tous plus laids les uns que les autres on s'en doute.

Le joueur incarne donc Talion, Rôdeur surveillant la Porte Noire du Mordor qui meurt en même temps que sa famille et se retrouve lié par une étrange malédiction au spectre d'un elfe qui a forgé le destin des Terres du Milieu.

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Le scénario est bien construit, intéressant et reste accrocheur même si j'aurai aimé qu'on approfondisse un peu ce dernier, ou qu'on renforce l'attachement au personnage de Talion en nous permettant de l'incarner bien avant les événements tragiques de la Porte Noire. La mise en situation est trop brutale à mon goût au début du jeu, ça va un peu trop vite pour susciter de l'empathie. Heureusement cette dernière vient après au fur et à mesure de la construction de la relation entretenue par Talion et le Spectre qui lui est lié.

La grande force du jeu réside d'une part vous l'aurez compris dans le gameplay de Talion et d'autre part dans le système dit de Némésis et d'intervention dans les affaires courantes des orcs.

Je m'explique : le gameplay est solide, réactif et nerveux. Normal il emprunte aux mécaniques de combat de la série Batman Arkham. Compteur de coups, combos, finish move, parade, bref tout y est et plus on avance dans l'arbre des compétences de Talion plus les combats deviennent intéressants. Le gameplay emprunte aussi à l'autre grosse licence à savoir Assassin’s creed… oui oui je sais j'ai pas aimé l'avant dernier opus, mais ami Elfe je t’arrête ! Ici ils ont gardé le bon côté du free run, un free run maitrisé, souple et sans aucun bug… bref à côté de Talion Arno est un guignol de première.

Enfin les options de mouvement furtifs empruntent aussi à Batman donc rien à redire c'est du plaisir à l'état pur. La seule critique que l'on pourrait faire est de dire que Talion devient vite surpuissant, c'est vrai.

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Mais quel pied !! Car ses ennemis aussi et les hordes d'orcs vous tombant dessus vous obligent vite à être vigilant.

Car pour une fois nos amis qui puent (non je ne parle pas de ceux qui étaient dans le carré VIP de la manif en mémoire de Charlie, ou encore de ceux qui désormais affichent leur haine de toute différence ouvertement) progressent et vivent leur vie sans (trop) se soucier de vous. C'est simple dès que l'un d'entre eux arrive à vous trucider il monte en grade, en compétences et toute l'organisation de l'armée orc s'en trouve affectée. Qui plus est il devient votre némesis. Il se souvient donc de vous la fois suivante, vous insulte, se moque et surtout est capable de parer certaines de vos attaques (ayant débloqué de nouvelles compétences). Vous l'aurez compris jamais un ennemi n'a été aussi vivant 😀 Je ne vous cache pas que les débuts étant difficiles certains orcs ont vite pris du grade. Ivre de vengeance vous y retournez pour vous faire claquer à nouveau… Quel bonheur alors d'attendre et de s'occuper à autre chose avant de pouvoir enfin réussir à trancher la tête de ce gros tas qui vous nargue depuis deux semaines !

Bref chaque système ayant ses limites il est vrai qu'une fois votre personnage au maximum de sa puissance, doté de toutes ses compétences, de ses armes et des runes qui les augmentent ça peu aller très vite si on ne joue pas le jeu de fracasser l'armée ténébreuse.

Il faut donc prendre le temps de se balader, de pourrir la vie de nos orcs, de libérer les esclaves, de collecter des morceaux d'histoire et de poursuivre les quêtes annexes et les DLC (la chasse avec notre ami nain était un très bon moment).

Et puis il faut quand même le dire on fini par bien les aimer ces orcs avec leurs tronches pas possibles et leur intelligence proche de celle de mes anciens collègues de bureau…

Du coup on voit apparaitre la suite et quand on prend conscience de ce que ça va donner en terme de stratégie, alors on sait déjà que le jeu finira bien au chaud sur la console . A noter que l'Ombre de la Guerre sera optimisé pour le futur bébé de Microsoft à savoir la Xbox Scorpio.

Profitez donc bien du premier volet du titre en attendant la suite 😉

Benedyct

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